Booty, cuisses et autres complexes

En revenant de Californie en mars dernier, j’ai eu une révélation. C’est en comparant mon premier voyage dans le sud avec ce tout dernier que j’ai remarqué le progrès que j’ai fait quant à la perception de mon corps. En faisant de telles prises de conscience régulièrement, je me permets de me diriger vers mon but ultime : être la meilleure version de moi-même.

 

Temps des fêtes 2008, avec quelques amis cheerleader, nous avions planifié une semaine de “repos” à Cuba. Bonne fille que je suis, j’ai bien pensé à mon affaire! Je pars une semaine donc,  j’ai besoin de sept costumes de bain. J’ai parcouru les magasins à la recherche des ensembles parfaits comprenant: un bikinis et un shorts. À ce moment-là,  il était impensable pour moi de montrer mes cuisses à tous ces vacanciers qui ont, comme nous, fui le froid des pays nordiques. Par leur proéminence, mes jambes et mes cuisses me rendaient si inconfortables que je me devais de les couvrir. J’évitais ainsi les regards des gens sur ce que je qualifiais de...mon pire défaut.

Sorry les amis...j'ai donc passé sept jours ainsi...

 

Neuf ans plus tard, à Newport Beach, je suis étendue sur une plage quand j’ai l’idée de prendre des photos pour MAS. C’était le parfait setup: une plage + un océan + un soleil. Cette fois-ci, il ne m’est pourtant jamais venu à l’esprit de porter quelque chose pour couvrir mes cuisses d'autant plus que je portais le crop top Isabel. Non seulement je prenais des photos, elles étaient dans le but d'être diffusées sur les réseaux sociaux. Toutefois je me souviens m’être sentie totalement bien avec cette idée puisque j’étais bien dans ma peau et c’était la seule chose qui comptait!

 

 

Pour me rendre à ce stade de sérénité, j’ai appris à let go sur les choses que je ne peux pas changer. Je n’ai pas les ressources nécessaires ni le budget pour réduire la taille de mes cuisses. Ma génétique fait que je prends de la masse musculaire dès que je commence un entraînement. Puis, je préfère de loin garder mes sous pour voyager, plutôt que de passer sous le bistouri. Et franchement, je ne serais pas plus heureuse ainsi quand je pense à toutes les plates que je devrais enlever à ma barre à squats. Aussi, j’ai appris qu’il est toujours question de perceptions. Comme je me comparais aux mannequins dans les magazines, j’étais très embêtée par le fait d’avoir de grosses jambes. Toutefois, si je me compare aux athlètes d’haltérophilie, de powerlifting et autres sports de force pur et dur, je me considère bien avantagée ;). Et, à bien y penser, mes jambes sont assez utiles lorsque vient le temps de déménager le frigo d'un ami un premier juillet.

 

Comme je le dis souvent, il y a des jours où il est plus facile de s’aimer que d’autres. Mais je reste fière du chemin que j’ai parcouru parce que j’ai appris à être bien dans mon corps pour ce qui me permet de faire. C’est d’ailleurs ce que je souhaite transmettre avec mon projet MAS.

 

P.s. Il n’y a absolument rien de subtile à cacher un complexe ainsi. Je crois que c’était l’équivalent de crier à tout le monde que je n’étais pas à l’aise avec mes jambes.

 

Mckenna :)

 

Et vous, quel est l’accomplissement personnel dont vous êtes le plus fières ?

Mckenna BissonComment