Ce que l'entraînement m'a permis de réaliser

À plusieurs reprises, j’ai abordé le sujet du bien-être corporel. J’ai d’ailleurs souvent fait mention du travail personnel que j’ai réalisé pour m’y rendre, sans toutefois évoquer un aspect important pour moi : l'entraînement.

 Photo prise à la Classic XPN à Thedford Mines

Photo prise à la Classic XPN à Thedford Mines

Le CrossFit a eu un grand rôle dans mon processus d’acceptation. Je crois que plusieurs autres sports auraient pu m’aider à cheminer, mais c’est de celui-ci que je suis tombée amoureuse. Plusieurs raisons m’ont permis d’atteindre cet état de bien-être et c’est pourquoi je tenais à vous en parler.

L’entraînement a contribué à ce que je sois plus confortable avec ma morphologie. Je suis et je serai toujours avantagée dans la pratique du CrossFit grâce à mes muscles. Ce sport permet à tout le monde d’améliorer sa condition physique du débutant à l’athlète d’élite. Je dois avouer que j’ai été choyée de débuter ma pratique avec une forte musculature. Je pouvais focuser mes énergies sur l’apprentissage des nouvelles techniques, mon endurance et mon cardio. Mon objectif est passé de « je veux diminuer la grosseur de mes cuisses » à « je veux être la meilleure dans ce que je fais». Mon apparence est alors devenue de moins en moins importante pour moi. Maintenant, j’apprécie davantage mon corps et je le chéris. Il me permet d’accomplir des records personnels dont je suis fière, sans toutefois être mon focus principal.

Le CrossFit m’a aussi permis de trouver des personnes à qui m’identifier. Pour une raison que j’ignore toujours, l’esprit humain a besoin de modèles et je n’échappe pas à la règle. Dans mon cas, j'avais repéré quelques idéaux de beauté dans le domaine de la mode. D’ailleurs, America’s Next Top Model a longtemps été ma « bible » et Tyra Banks était pour moi en quelque sorte une « déesse ». Je m’étais mise dans la tête que si je voulais être belle, je me devais de ressembler aux participantes. Avec du recul, je comprends très bien pourquoi: elles étaient souvent très belles, toutefois, du haut de mon 5’2” et de ma très forte musculature, nous étions à des années-lumière elles et moi. Je n’avais rien compris de l’expression, « comparer des pommes avec des pommes », ce que je peux faire avec les filles du CrossFit. Il est plus réaliste pour moi de me comparer à elles et de m'apprécier ainsi.

 Photo prise à la Classic Southside par Michèle Grenier

Photo prise à la Classic Southside par Michèle Grenier

J’ai réussi assez rapidement à atteindre un certain niveau et j’ai commencé à participer à plusieurs compétitions en équipe ou individuellement. Dès que j’ai laissé tomber mon orgueil mal placé (héhé), j’ai commencé à prendre conscience de mes capacités. Chaque compétition me permettait de voir mes points forts et mes points à améliorer. J’avais deux choix : soit je me félicitais pour mes efforts ou je voyais seulement tout ce que j’aurais dû faire pour livrer une meilleure performance. Au même titre que la bonne note que tu recevais à un examen que tu avais « oublié » d’étudier, tu as juste le goût de crier à tout le monde comment tu es bon. C’est ce qui s’est graduellement passé avec moi. Il est devenu plus logique de remercier mon corps pour ce que me permet d’accomplir. J’évalue quand même ce qui était plus difficile pour revenir encore meilleure à la compétition suivante.  

- Mckenna

Mckenna Bisson